L’église Saint-Étienne, un symbole de Branne
À l’occasion des Journées du Patrimoine, samedi 19 septembre, la municipalité a ouvert les portes de l’église Saint-Étienne, monument emblématique auquel les Brannais sont particulièrement attachés.
L’édifice actuel remplace une ancienne église d’origine romane, devenue vétuste et démolie en 1859. Le nom Saint-Étienne est cependant bien plus ancien : l’église romane était déjà placée sous le patronage de Saint Étienne, considéré par la tradition chrétienne comme le premier martyr du christianisme. Le nouvel édifice a naturellement conservé ce vocable.
Sa reconstruction fut l’œuvre d’une vie pour l’abbé Lapeyre, curé de Branne à partir de 1845. Avec le soutien et la générosité des habitants, du plus modeste au plus aisé, il mena ce projet entre 1859 et 1878. Dessinée par l’architecte bordelais Pierre-Paul Courau, cette imposante église néogothique et ses deux flèches d’environ 42 mètres lui valent parfois le surnom de « cathédrale de Branne ».
Guidés notamment par Monsieur le Maire et avec le concours de l’association qui veille sur l’édifice, de nombreux visiteurs venus de Branne et de toute la région ont découvert son histoire, ses remarquables vitraux de Joseph Villiet, sa cloche de 1758 et sa crypte, encore méconnue de nombreux Brannais.
Inscrite au titre des Monuments historiques depuis 2021, l’église Saint-Étienne constitue un patrimoine précieux à préserver, mais aussi à faire vivre, notamment grâce aux manifestations culturelles et aux concerts qui peuvent aujourd’hui lui offrir une nouvelle jeunesse.






